Méthode

Chacun peut devenir pleinement acteur de sa vie et de la société. C’est une question de conscience et de compétences fondamentales, que chacun peut acquérir.

Eugène Delacroix

Se concentrer sur des « compétences fondamentales »

Faire « avec », pas faire « pour »

Former, informer, rassembler

Le cœur de la mission des Cités d’Or, c’est d’identifier et de diffuser dans la société, notamment auprès des jeunes et des personnes marginalisées, un ensemble de « compétences fondamentales » – c’est-à-dire un ensemble de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être mobilisables à tous les âges et dans toutes les dimensions de la vie. Pourquoi ? Parce que nous pensons que c’est l’un des meilleurs moyens :

  • pour accompagner un projet personnel d’autonomie à travers une confiance en soi restaurée ;
  • pour contribuer à davantage d’égalité des chances à travers l’égale liberté pour chacun de choisir sa vie ainsi que la société dans laquelle il entend déployer ses talents, ce qui suppose une connaissance minimale de soi et du monde environnant.

Sans se substituer aux espaces de formation existants, les Cités d’Or visent donc à apporter des réponses originales à un double enjeu aujourd’hui majeur : l’autonomie des personnes et l’égalité des chances. En effet, depuis des décennies, les politiques publiques et les actions du monde associatif se sont largement focalisées sur l’insertion économique comme préalable à l’insertion sociale. Or une telle vision, évidemment indispensable dans une période de chômage de masse, comporte au moins deux « angles morts » :

  • d’une part, elle implique la transmission de compétences directement orientées vers la vie professionnelle. Or ce qui manque souvent aux personnes, ce sont des compétences bien plus générales et fondamentales, mobilisables dans toutes les dimensions de leur vie. Bref, l’objectif d’autonomisation des personnes est rarement atteint ;
  • d’autre part, ces efforts d’insertion économique débouchent sur des emplois rarement valorisants et rarement épanouissants. Or l’une des clés d’une insertion sociale durable réside dans une confiance en soi et une estime de soi restaurées. D’où des phénomènes massifs de « décrochage » après le retour à l’emploi, ou de souffrance et d’insatisfaction au travail.

Que faire sans projet de vie auquel donner corps ? Cette question a poussé les Cités d’Or à élaborer puis à affiner progressivement une méthodologie de travail efficace, afin d’accompagner au mieux les personnes impliquées dans les Cités d’Or, et d’évaluer l’impact de cet accompagnement. Rien de très original là-dedans, simplement la fidélité aux principes de base de l’éducation populaire :

  • « faire avec » et non pas « faire pour », car tout le monde a sa pierre à apporter à l’édifice collectif, et personne n’est mieux placé que l’intéressé(e) pour prendre sa vie en main ;
  • toujours tenir ensemble transformation personnelle et transformation collective, car la société est un tout dont chacun se nourrit et que chacun vient nourrir.

Le projet des Cités d’Or repose sur trois moyens indissociables :

  • Des ateliers de formation pratique, en petits groupes, capables d’apporter un « plus » mesurable dans la vie de chacun, et directement utiles à la mise en œuvre d’un projet de vie ;
  • Des informations accessibles, pédagogiques et si possible ludiques, permettant à chacun de garder une fenêtre ouverte sur les évolutions du monde, et surtout de mieux en comprendre le fonctionnement pour prendre une part plus active et plus éclairée dans les débats publics ;
  • Des espaces de rassemblement, où les uns et les autres peuvent se connaître, échanger, partager, afin de briser le sentiment d’isolement et d’enclavement que beaucoup expriment, et réinscrire leur horizon personnel dans un horizon collectif – deux dimensions se nourrissent ou s’entravent mutuellement.

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