Petit à petit, l’équipage s’étoffe et le projet se précise.

Des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, rejoignent les ateliers de découverte et de pratique artistique animés par la petite équipe de formateurs bénévoles des Cités d’Or : ateliers de théâtre, d’écriture, de bande dessinée, de musiques du monde, ateliers d’analyse d’image…

Pourtant, au fil des ateliers et des échanges qu’ils suscitent, un constat s’impose : l’éducation artistique et culturelle n’est pour beaucoup qu’un prétexte pour aborder des questions plus larges, de nature existentielle et politique.

Ce que réclament les personnes impliquées dans les ateliers, c’est d’abord d’exprimer ce qu’elles portent en elles, d’échanger et de débattre sur le sens de l’existence et de l’histoire, d’acquérir les outils qui leur permettraient de mener leur vie de façon plus autonome.

Le sentiment général exprimé par les personnes croisées, jeunes ou moins jeunes, est de ne pas avoir de prise sur le cours de leur vie, faute d’outils d’analyse et de compréhension de soi et du monde ; pas de prise non plus sur le cours de la société dont elles se sentent de moins en moins parties prenantes ; pas de confiance en soi (personne ne croit en moi !) ; pas de respect de soi (je n’ai ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs que les autres !) ; pas d’estime de soi (je n’apporte rien à la société !).

D’où de la frustration, de la colère, parfois du désespoir. Bref, tous les citoyens sont libres de choisir leur vie, mais certains le sont plus que d’autres…

La refondation

C’est pour tenter d’apporter une modeste contribution à ces enjeux fondamentaux, de nature éthique et politique, que Les Cités d’Or vont progressivement se transformer jusqu’à prendre leur forme actuelle : une « pépinière » du changement individuel et collectif.

L’idée est simple : identifier et diffuser les savoirs, savoir-faire et savoir-être fondamentaux dont tout individu a aujourd’hui besoin pour être pleinement acteur de sa vie et pleinement acteur de la société ; tenir ensemble transformation personnelle et transformation sociale pour prendre au sérieux l’idée de « capacitation » sur laquelle des auteurs tels qu’Amartya Sen ou Martha Nussbaum ont déjà largement travaillé – entreprise qui ne saurait se focaliser sur la seule insertion socio-économique sans rater son but.

L’aventure se poursuit

En 2012, les Cités d’Or quittent pour la première fois la région parisienne et s’implantent à Lyon. Rapidement, des groupes sont constitués dans la ville, mais aussi à Villeurbanne, Saint-Fons, Vaulx-en-Velin…

Depuis, le réseau des Cités d’Or s’étoffe et se diversifie. Il comprend aujourd’hui des centaines de sympathisants à travers la France. Les Cités d’Or se sont également rapprochées d’autres groupes ou réseaux pour travailler avec eux : les Dialogues en Humanité ; le mouvement pour un Pacte Civique…

En 2017, avec le soutien de la Fondation SEGECO, les Cités d’Or déploient leur activité à Toulouse.

« On peut choisir de traiter les effets ou les causes des problèmes, sachant que les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets »
Karim, délégué général

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