Les témoignages qui suivent ont été choisis pour leur caractère exemplaire.

Ce sont ceux de quelques-uns des garçons et des filles qui ont rejoint les Cités d’Or les toutes premières années pour suivre les formations proposées.

Ils ont été choisis parce qu’ils reflètent le sentiment des jeunes et moins jeunes qui font les Cités d’Or, parce qu’ils montrent aussi l’impact du travail des Cités d’Or sur les personnes accompagnées, sur le plan de l’autonomie personnelle mais aussi sur le plan de la conscience civique que les Cités d’Or cherchent à promouvoir. Enfin, ces témoignages ont été choisis… parce qu’ils font plaisir à entendre !

Yavar, 31 ans

Je n’avais aucune confiance en moi. Je me trouvais nul, inutile, parfois j’avais envie de mourir… Dans les Cités d’Or, j’ai trouvé une deuxième famille. J’ai trouvé l’écoute, la considération et les « armes » dont j’avais besoin pour me projeter dans l’avenir.

Karim, 27 ans

Maintenant, je sais que c’est très con, et j’ai presque honte de le dire, mais avant, j’étais obsédé par les Juifs, par les Francs-maçons, par les « illuminati ». Je voyais des complots partout, mais en fait, c’est parce que j’y comprenais rien. Mais c’est dur de s’informer ; c’est dur de comprendre… Avant, mes infos, c’était deux-trois vidéos vite fait sur YouTube. Et puis, évidemment, je cherchais que ce qui me confortait dans mes idées… Si les Cités d’Or m’ont apporté une chose, c’est apprendre à aller chercher les infos là où elles sont, ne pas en rester à ce que je crois, ou à ce que je veux croire. Pour comprendre, il faut connaître, et ça, même pour les gens qui ont quitté l’école en courant comme moi, il est jamais trop tard pour l’apprendre.

Peter, 27 ans

A l’époque, j’étais en Deug d’arts plastiques à Marne-la-Vallée. J’étais arrivé là parce qu’il fallait bien choisir quelque chose après le Bac. Mais mon avenir, c’était le trou noir. Les Cités d’Or m’ont permis de prendre du recul par rapport à moi-même, par rapport à la société aussi. Ensuite, j’ai continué à « galérer », mais c’était différent : je me respectais. J’ai cherché du boulot, je me suis rendu compte que ma vie, c’est ce que je veux en faire, et que le seul capitaine à bord, c’est moi.

Ousmane, 18 ans

Avec les Cités d’Or, j’ai appris à ar-gu-men-ter, et ça, c’est le pouvoir : savoir dire non et pourquoi on dit non. Savoir dire oui aussi, et pourquoi on dit oui. Et ça sert partout, dans la rue, dans la famille, avec les amis, dans le boulot, partout ! La violence, c’est l’arme de ceux qui ont pas les mots, pas les arguments. La parole, la parole argumentée, c’est la vraie arme. Si tous les citoyens pouvaient prendre la parole, comme ça, plus personne ne nous emmèrerait là où on ne veut pas aller.

Tony, 21 ans

Avant les Cités d’Or, j’étais en colère, j’avais une violence en moi qui m’étouffait tout le temps. Là-bas, j’ai rencontré des gens que j’aurais jamais rencontrés. Ma colère a pas disparu, mais elle est devenue un moteur. Maintenant, j’ai de bonnes relations avec ma famille, avec mon voisinage. Maintenant, je sais que je peux changer, je sais aussi que si on s’y met tous, on peut changer le système.

Sabrina, 20 ans

Savoir ce qu’on veut, c’est essentiel. Mais pour ça, il faut apprendre à se connaître. Mais ces trucs-là, avec qui t’en discutes ? Certains ont la chance de pouvoir faire ça avec leurs parents, ou avec leurs amis. Moi, c’était pas mon cas. Et les conseillers ANPE, merci ! Je les critique pas, mais qu’est-ce que tu veux faire quand tu vois 50 personnes par jour ? Ben t’essayes de les caser ! Je leur en veux pas, mais heureusement que j’ai croisé les Cités d’Or sur ma route… Et puis c’est pas qu’une question de taf, il y a aussi le sens que tu donnes à ta vie, et ça, c’est la fondation. Ça te garantit pas de réussir, mais sans ça, t’es sûr d’aller nulle part.

Humberto, 24 ans

Avant, jamais j’aurais osé prendre la parole devant des gens que je connaissais pas. J’étais toujours avec les mêmes personnes, toujours dans les mêmes coins. Je pense que ça me rassurait… Et puis je pensais que tout le monde me voyait comme moi je me voyais, comme un pauvre nul. Mais en fait, si tu te trouves nul, les gens finiront tous par te trouver nul. Aujourd’hui, je peux dire ce que j’ai à dire à n’importe qui, sans peur et sans violence. Mon univers s’est élargi, et ça, je le dois aux Cités d’Or.

Michel, 29 ans

Quand tu veux changer les choses, c’est dur de savoir où aller, où mettre ton temps, où mettre ton énergie. Je suis allé dans des partis, dans des assoces et tout, mais c’est toujours pareil : on s’en fout de savoir ce que tu penses. Y a des slogans ou des campagnes. T’es pour ? Tu donnes de ton temps, tu colles des affiches, tu distribues des papiers, t’essayes de convaincre des gens et de leur tirer du flic au passage… T’es contre ? Tu fermes ta gueule ou tu te casses… Moi j’avais besoin de réfléchir à la société, de savoir où agir, comment, pourquoi. Et c’est ça que j’ai trouvé aux Cités d’Or. On m’a jamais dit : « Il faut faire ceci » ou « Tu dois faire cela ». De toute façon j’aurais pas suivi ! J’avais des questions, et je suis reparti avec des questions, mais plus précises, plus puissantes, plus utiles. Je suis reparti avec quelques réponses aussi, mais que personne ne m’a jamais imposées. Alors, c’est pour quand le mouvement les gars ?

« On peut choisir de traiter les effets ou les causes des problèmes, sachant que les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets »
Karim, délégué général

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