Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! Acteurs de l’éducation populaire, collectivités, entreprises, rejoignez la communauté des Cités d’Or, au niveau national ou local.

Mouvement d’éducation populaire et citoyenne né en 2007 en région parisienne et reconnu d’intérêt général en 2013, Les Cités d’Or ont développé une méthode originale d’inclusion par l’humain. Focalisées sur l’identification et la diffusion de compétences humaines et civiques fondamentales, Les Cités d’Or développent des écosystèmes pédagogiques et civiques avec de nombreux partenaires à l’échelle locale et nationale. Et dans cette aventure, nous ne sommes pas seuls !

Le mot de la Fédération des Centres sociaux du Rhône

Créée en 1963 à l’initiative de 8 centres sociaux, notre Fédération en regroupe aujourd’hui 76, qui sont pilotés par 69 associations. La question de la place des jeunes adultes dans nos associations, mais plus largement dans la société, figure dans son projet actuel, comme dans ceux de nombreux centres sociaux. La Fédération nationale engage également, pour trois ans, une mobilisation visant au « développement de l’engagement des jeunes au service de l’intérêt général et de la citoyenneté ». Parce que l’expérimentation proposée par les Cités d’Or rejoint nos valeurs et notre conception de la dignité humaine, nous nous y engageons avec enthousiasme.

Le mot du Centre social Quartier Vitalité (Lyon 1er)

La question de la jeunesse a toujours été au cœur des préoccupations du Centre Social Quartier Vitalité. Elle figurait déjà dans son premier Projet Social 2003-2007. Au fil des années, notre réflexion sur ce thème a été enrichie par l’apport de nombreux partenaires, dont les cités d’Or avec qui nous avons mis en œuvre en 2015-2016 une démarche de formation associant trois autres Centres Sociaux, la FCSR et le CRIJ. Ce nouveau projet s’inscrit naturellement dans la continuité de la réflexion/action engagée avec ces partenaires.

Le sens de notre démarche

Issus d’univers différents (centres sociaux, structures de l’ESS, mouvement pédagogique), nous sommes également impliqués dans l’accompagnement de la jeunesse et partageons un certain nombre de constats :

  • Les jeunes adultes (16-25 ans) sont de plus en plus difficiles à toucher d’une part, et à mobiliser dans la durée d’autre part (notamment quand ils appartiennent à la catégorie des NEETs (ni en emploi, ni en études, ni en formation) ;
  • Nous sommes toujours plus confrontés aux questions de sens et d’identité (individuelle et collective) de jeunes qui ont le sentiment de ne pas avoir de place dans la société française ou qui la rejettent pour ses contradictions politiques, géopolitiques et morales ;
  • Il y a urgence dans ce pays à nous réconcilier entre nous (au-delà de nos différences multiples), avec nous-mêmes (sortir des contradictions qui nous déchirent au quotidien) et avec le monde (dépasser la peur de l’avenir) et la jeunesse peut y contribuer.

 

Nous avons donc choisi de réfléchir aux actions que nous pourrions porter ensemble, et nous nous sommes retrouvés autour de plusieurs éléments forts qui ont profondément irrigué le présent projet :

  • Education populaire. Un attachement commun à l’éducation populaire et à ses principes fondateurs : faire avec plutôt que faire pour ; tenir ensemble transformation individuelle et transformation collective ;
  • Jeunesse. La volonté de promouvoir la parole et l’engagement de la jeunesse comme levier de transformation collective ;
  • Emancipation. La conviction qu’il est vital pour notre société d’ouvrir des espaces où les individus – et notamment les plus jeunes – puissent grandir en humanité et en citoyenneté ;
  • Coopération. Le rêve de contribuer demain à l’éclosion d’écosystèmes pédagogiques et civiques réunissant à l’échelle locale des acteurs soucieux de promouvoir l’émancipation de nos concitoyens, notamment les plus jeunes d’entre eux.

Le projet

Une école buissonnière, c’est un parcours d’autonomie et de citoyenneté réunissant 14 participants de 16 à 25 ans sur une durée de 6 mois sous un statut de service civique.

Structuré autour de 3 missions collectives, ce parcours donne lieu à un accompagnement individuel régulier autour du projet de vie (dans toutes ses dimensions) des participants.

En même temps que les jeunes mènent ces 3 missions, ils bénéficient d’un accompagnement collectif (outillage pédagogique et méthodologique) qui vise à ancrer 5 compétences humaines et civiques que nous avons identifiées comme fondamentales pour vivre debout.

En savoir plus sur le Service Civique

Pour un jeune, le service civique (ou le volontariat au-delà de 25 ans) offre l’opportunité unique de s’engager dans une mission en faveur de l’intérêt général, donc d’être utile en contribuant à renforcer le lien social, de développer de nouvelles compétences, de mieux définir son projet de vie. Or le service civique reste méconnu dans les quartiers populaires et donc largement sous-utilisé par les jeunes à qui l’expérience se révélerait pourtant des plus profitables. Enfin, le service civique, c’est la garantie d’un minimum de ressources matérielles (indemnité nette de 580 euros/mois).

En savoir plus sur l'accompagnement individuel proposé

« Il y a ce que la vie te donne, et il y a ce que tu en fais » : telle est la philosophie qui pourrait résumer le processus d’accompagnement proposé. À travers un système de « répondants » (imaginé et formalisé par les Cités d’Or), nous mettons à disposition de chaque participant un « compagnon de sens » pour toute la durée de son parcours. Le répondant n’est ni un tuteur ni un grand frère. Il accompagne le participant dans ses questionnements, l’aide à les reformuler conformément à une approche maïeutique : aider le participant à explorer et articuler ce qu’il porte déjà en lui, à travers la bienveillance, l’écoute active et l’instauration d’une relation d’adulte à adulte. Le répondant a également pour mission de faire découvrir au jeune les richesses de son univers, et réciproquement (« vis ma vie et mes passions »). Enfin, les duos répondant/participant ont vocation à intervenir au moins une fois en milieu scolaire ou universitaire pour témoigner de ce qu’ils ont vécu et de la façon dont cette expérience leur a permis de concevoir différemment les notions de citoyenneté, d’identité et de sens.

En savoir plus sur les 3 projets collectifs

Ma Cité d’Or, une enquête participative

Cette mission consiste à partir à la rencontre des habitants d’un territoire pour tisser du lien et susciter la plus large participation possible. A travers une vaste enquête participative, il s’agit de mobiliser les habitants pour identifier les richesses matérielles, immatérielles et humaines de leur territoire à travers la production d’un guide d’étonnement présentant les pépites du quartier. Le projet peut aussi aboutir à un cahier de doléances de ce qu’il faudrait transformer. L’enjeu de cette mission collective est d’alimenter un diagnostic de territoire utile aussi bien pour les structures d’accueil des jeunes en service civique que pour les institutions du territoire, qui peinent souvent à susciter la participation des habitants. Cette mission se déploiera pendant toute la durée du programme, soit environ 6 mois, et enrichira aussi les deux autres missions confiées aux jeunes (audition publique, production d’un contenu d’information multimédia).

L’audition publique, un moment de révélation(s)

Cette mission consiste à poser publiquement, sur nos territoires, la question de ce que signifie être pleinement acteurs de nos vies et acteurs de la société, et des moyens que nous pouvons/devons mobiliser pour y parvenir. Concrètement, l’équipage de 14 jeunes est invité à se plonger dans le parcours de vie d’une personnalité afin d’identifier les armes qui ont été les siennes pour se construire, tracer son chemin et s’y tenir, bref devenir actrice de sa vie et de la société. Cette mission est l’occasion (pendant environ 8 semaines) de réfléchir sur soi et sur sa place dans le monde. Les jeunes vont ensuite préparer la rencontre, en assurer la promotion ainsi que la mobilisation des habitants. La personnalité est ensuite publiquement auditionnée par les jeunes et l’intégralité de cette rencontre est filmée afin d’être ensuite découpée en modules vidéo courts et largement diffusée (réseaux sociaux, sites partenaires…).

Les décodeurs, ou produire de l’info pour échapper à l’intox

Cette mission consiste à produire un contenu multimédia diffusable sur le Net. Si le choix du sujet est laissé à l’absolue discrétion des jeunes volontaires, le format est en revanche contraint. En effet, l’essentiel des personnes accompagnées ne lisent pas, regardent peu la télévision et privilégient les vidéos sur Internet pour s’informer. Et pour une éducation critique aux médias (et une résistance efficace aux rumeurs, propagandes et autres théories du complot), il est essentiel que ce soient les jeunes eux-mêmes qui produisent les contenus d’information en tenant compte de trois exigences : l’accessibilité, la rigueur et l’interactivité. Cela suppose de privilégier des formats originaux et ludiques, faisant une large place aux éléments multimédias (vidéos, infographies, cartes interactives…). A l’issue de plusieurs semaines de travail, la production est présentée lors d’une soirée publique de restitution.

En savoir plus sur les 5 compétences humaines et civiques fondamentales

L’école buissonnière, c’est une façon ludique d’explorer 5 compétences humaines et civiques fondamentales pour s’armer dans toutes les dimensions de sa vie.

S’exprimer pour convaincre
Argumenter un point de vue tout en restant à l’écoute de l’autre ; revisiter ses évidences et ses valeurs ; entrer dans un débat.

S’informer
S’informer à travers des sources fiables et pertinentes par rapport à ses besoins ; développer son esprit critique et sa capacité d’analyse et de raisonnement.

 

Se connaître et s’accepter
Dépasser ses inhibitions et ses peurs à travers le théâtre ; développer une conscience plus forte de l’image que l’on renvoie.

Tisser du lien
Renforcer les liens tissés dans son réseau primaire et apprendre à développer son réseau secondaire ; dépasser l’entre soi (social, cultuel, générationnel…).

Comprendre son environnement
Pouvoir distinguer les enjeux sans les disjoindre, et les relier sans les confondre ; se familiariser avec les principaux acteurs, espaces et enjeux du monde ; entrer dans une pensée complexe.

À quoi s’engage une structure partenaire ?

Contribuer à une dynamique multi-partenariale (7 structures pour 1 école buissonnière)

  • Signer une Charte des Valeurs
  • Désigner un référent du projet en interne (voir le « Qui fait quoi ? »)
  • Participer à la mobilisation de jeunes volontaires
  • Participer à un Comité de Pilotage (COPIL) : valider le cadre du projet en amont (2 séances de 2 heures) ; participer à une réunion mensuelle pendant le projet (soit 6 séances de 2 heures) ; évaluer le projet en aval (2 séances de 2 heures)

Accueillir 2 jeunes en Service Civique pendant 6 mois

  • Verser à chacun de vos 2 Services civiques une indemnité complémentaire de 108 €/mois, soit un total de 1.296 €
  • Désigner un tuteur en interne (ex. Animateur Jeunesse ou Référent Familles) et lui permettre de suivre 6 heures de de formation (formation de répondant sur une journée)
  • Faire découvrir aux 2 jeunes votre structure, ses enjeux et ses parties prenantes pendant la semaine d’intégration
  • Consacrer au moins 1 heure/semaine à chacun des 2 Services Civiques sur : sa mission ; son projet de vie
  • Participer toutes les 2 semaines à une séance de travail co-animée par les tuteurs des différentes structures et réunissant l’ensemble des jeunes (soit au maximum 12 séances de travail de 3 heures) : mise en commun des pépites (donner des idées aux autres binômes) et rappel du sens de ce qui est fait
  • Assurer l’encadrement des 2 jeunes volontaires pendant 15 heures/semaine (2 jours et demi). Pour rappel, les jeunes consacreront l’essentiel de ce temps à la rencontre des habitants. Chaque structure aura donc le souci que les jeunes aillent bien sur le terrain pour parvenir in fine à une production globale mutualisée.

Pourquoi rejoindre l’aventure ?

  • Parce que vous vous retrouvez dans nos constats et valeurs et souhaitez tenter l’aventure.
  • Pour rejoindre une communauté pédagogique et civique, gage de lutte contre un sentiment parfois tenace d’isolement des professionnels de terrain, gage aussi d’enrichissement continu et de plaisir de réfléchir, agir et grandir ensemble.
  • Pour tester un dispositif innovant et reconnu comme tel en France comme à l’étranger , et ainsi expérimenter collectivement de nouvelles pratiques, développer ou renforcer des compétences en interne (transfert de compétences).
  • Pour montrer ce que des jeunes, engagés ou éloignés de toute expression civique, peuvent apporter à la société, à travers des productions publiques fortes et valorisantes, pour ces jeunes comme pour votre structure.
  • Pour vivre une expression concrète et collective de vos aspirations transformatrices (cf. DPA ciblé Jeunes dans les centres sociaux par exemple).
  • Pour entretenir et/ou promouvoir de belles dynamiques sur votre territoire, contribuer différemment à son animation, faire émerger des groupes d’habitants et renforcer le lien avec les habitants à travers leur participation et leur mobilisation (cf. projet Ma Cité d’Or notamment).
  • Pour enrichir le diagnostic de territoire de votre structure grâce aux « pépites » découvertes par les jeunes durant leur Service civique à la rencontre des habitants. En l’absence de pépites, vous pourrez récolter de précieuses informations sur ce qui peut être fait avec les habitants sur le territoire.

Vous hésitez encore ?

Je n’ai pas les moyens financiers

Les Cités d’Or assurent le financement de l’accompagnement pédagogique. Votre structure ne prend en charge que l’indemnité complémentaire de votre binôme, soit 1.296 €. Des partenaires financiers engagés (la Fondation Abbé Pierre notamment) financent l’expérimentation.

Mon équipe est-elle suffisamment qualifiée ?

En participant à l’expérimentation d’une école buissonnière, vos collaborateurs bénéficieront d’une formation et d’un accompagnement pour accueillir 2 jeunes en service civique. En outre, ils s’inscriront dans une dynamique collective de partage de savoirs et de savoir-faire.

Mon équipe est déjà surchargée

L’accompagnement collectif est porté par les Cités d’Or, et les jeunes seront sur le terrain, au contact des habitants, une grande partie du temps restant. L’engagement à prévoir pour votre tuteur est de 5 heures par semaine en moyenne, soit un volume horaire total de 130 heures sur les 6 mois.

Le projet est trop complexe

Le succès du projet repose sur la mobilisation de 7 structures pour lancer une école buissonnière, qui s’engagent chacune à accueillir 2 jeunes en service civique pendant 6 mois. Pour le reste – méthodologie, supports pédagogiques, accompagnement collectif –, nous expérimenterons ensemble.

Le dispositif manque de souplesse

Il importe que vous sachiez où nous souhaitons aller et comment nous souhaitons y aller. Pour le reste, il s’agira d’expérimentation permanente. N’oublions pas que nous sommes sur des écosystèmes locaux : ce sont les partenaires/coopérateurs à l’échelle d’un territoire qui, à travers un comité de pilotage, définiront les objectifs spécifiques, les critères d’évaluation, le phasage, les modalités de recrutement et les moyens dédiés au projet.

Une initiative de plus…

Nous vous proposons d’expérimenter un projet qui ressemblera à ce que vous y mettrez, et dont vous pourrez vous prévaloir en tant que partenaire historique et coopérateur.

Quel coût pour quel résultat ?

Les premières écoles buissonnières ne vous coûteront rien, si ce n’est leur indemnisation complémentaire, le temps que vous aurez consacré aux 2 jeunes accueillis dans votre structure (tutorat), ainsi qu’au pilotage du projet auquel vous serez pleinement associés. Outre 3 productions visibles dans l’espace public (l’audition publique d’une personnalité mobilisatrice ; un contenu d’information accessible et ludique présenté lors d’une soirée de restitution ; un « guide d’étonnement » de votre territoire présenté lui aussi lors d’une soirée publique de restitution), l’école buissonnière vous permettra de renforcer le lien avec les habitants de votre territoire, et d’être au cœur de dynamiques locales nouvelles et/ou renouvelées.

Petit Lexique

Le référent

Il fait le lien « politique » entre le Conseil d’administration de sa structure et le COPIL du projet. Ce peut être un directeur, un directeur adjoint ou un coordinateur Jeunesse mandaté à cet effet par sa structure.

Le tuteur

C’est un professionnel désigné au sein de sa structure pour assurer l’accompagnement et le suivi du binôme de jeunes dans leur mission de service civique.

Le répondant

C’est un tiers qui assure bénévolement un « compagnonnage de sens » avec un jeune autour de son projet de vie (pour davantage de détails, voir encart consacré aux répondants).

« On peut choisir de traiter les effets ou les causes des problèmes, sachant que les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets »
Karim, délégué général

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