Robin Renucci

Il avait l’étoffe pour devenir une star du cinéma. Il a préféré le théâtre. Rencontre avec un artiste engagé, qui vient partager, en toute simplicité, ce qui l’a fait grandir en tant qu’homme et en tant que citoyen.

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Jalons d'une vie

L'audition publique de Robin Renucci

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« Si je raconte mon histoire, c’est parce que j’ai envie de dire à tous les jeunes gens qui, comme moi, ne sont pas des « fils de » que, dans notre démocratie, avoir un rêve est une chance, mais aussi un droit ». C’est par ces mots que Robin Renucci achève l’introduction de son livre (Tous ces hasards qui n’en sont pas, Plon, 2015).

Pour des millions de téléspectateurs, le visage de Robin Renucci se confond avec celui de Daniel Larcher, le médecin de Un village français, la série à succès diffusée sur France 3 qui retrace les années d’Occupation. Mais beaucoup ignorent l’histoire de ce fils d’un gendarme bourguignon et d’une couturière corse devenu une figure de la scène française.

Petit-fils d’un forgeron corse, Robin Renucci passe une enfance paisible entre la Bourgogne et l’île de Beauté. Très tôt passionné par le monde du théâtre, il crée des spectacles de rue, étudie pendant deux ans au cours Dullin et intègre le Conservatoire d’Art Dramatique de Paris, avec pour professeurs Antoine Vitez, Jean-Paul Roussillon et Marcel Bluwal. Il fait sa première apparition à l’écran en 1981 dans Les Eaux profondes de Michel Deville, un cinéaste qu’il retrouvera deux ans plus tard pour La Petite Bande.

Interprétant souvent des séducteurs tourmentés, Robin Renucci devient vite un des jeunes comédiens les plus en vue de la nouvelle génération. S’il prend part à des succès tels que Coup de foudre et Vive la sociale, et à la fresque de Corneau Fort Saganne, il connaît la consécration grâce à Escalier C de Tacchella : sa prestation de critique d’art misanthrope lui vaut une nomination au César du Meilleur acteur en 1986.
Il enchaîne avec un autre rôle marquant, celui d’un jeune journaliste dans le corrosif Masques de Claude Chabrol, réalisateur qui le mariera 20 ans plus tard à la juge Isabelle Huppert dans L’Ivresse du pouvoir (2006).

A partir des années 90, Robin Renucci multiplie les apparitions sur le petit écran, mais se fait moins présent au cinéma. Goûtant peu le star system, il se consacre alors au théâtre, à la fois comme acteur et comme initiateur d’ateliers de création et de formation en Corse. On retrouve néanmoins le comédien dans les œuvres délicates de René Féret ou Bertrand van Effenterre, ainsi que dans de nombreux films d’époque, de La putain du roi à Arsène Lupin (2004) en passant par Les Enfants du siècle. En 1998, il s’essaie à la réalisation avec La Femme d’un seul homme, un téléfilm avec Clémentine Célarié et Barbara Schulz. Attaché à la culture méditerranéenne, il réalise en 2006 Sempre vivu !, son premier long-métrage fortement inspiré de la commedia dell’arte et situé sur l’Ile de Beauté.

Dans les années 1980, Robin Renucci avait l’étoffe pour devenir une star du cinéma français. Il a préféré privilégier le théâtre. Il a redynamisé la région natale de sa mère, en Haute-Corse, par la création de l’Association des rencontres internationales artistiques (Aria) et d’une salle de spectacle au milieu des montagnes.

Professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il est, depuis juillet 2011, directeur des Tréteaux de France, ne scène nationale « itinérante » à travers laquelle il veut développer « l’éducation citoyenne par l’art », toute en menant tambours battants une carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Œuvres marquantes

Au théâtre il a notamment joué : Le Petit Mahagonny, En attendant Lefty mis en scène par Marcel Bluwal, Où boivent les vaches mis en scène par Roger Planchon, Hamlet mis en scène par Patrice Chéreau, Le Soulier de Satin mis en scène par Antoine Vitez (Prix Gérard Philipe), L’Officier de la garde mis en scène par Jean-Pierre Miquel, François Truffaut Correspondance mis en scène par Marie-Paule André (nomination aux Molière). Il a adapté et interprété Le Pianiste de Wladislaw Spilman.

Au cinéma, Les 40èmes Rugissants de Christian de Challonge, Eaux Profondes de Michel Deville, Coup de Foudre de Diane Kurys, Vive la Sociale de Gérard Mordillat, Escalier C de Jean-Charles Tachella (film pour lequel il est nommé aux Césars), Les enfants du siècle de Diane Kurys, Total Khéops de Alain Bévérini, et dernièrement The Dreamers de Bernardo Bertolucci, Le tueur sans gage de Jean-Pierre Mocky, Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé…

A la télévision, il joue notamment dans Léon Morin, prêtre et Des enfants dans les arbres de Pierre Boutron (nomination aux Sept d’Or), La grande cabriole de Nina Companez, Parent à mi-temps d’Alain Tasma (Sept d’Or du meilleur comédien), Le train de 16h19 de Philippe Tribois (Fipa du meilleur comédien), Colère O de Jean-Pierre Mocky. Il joue dans la série Un village français où il interprète le rôle d’un médecin de campagne. Il s’apprète à tourner la sixième saison de la série. Il a réalisé pour TF1 et Canal + La Femme d’un seul homme avec Clémentine Célarié, Didier Sandre et Barbara Schulz. Sempre Vivu ! est son premier long métrage pour le cinéma (2007).

  • Date : samedi 30 mai 2015 à 14h00
  • Lieu : CinéDuchère | 308, avenue Andrei Sakharov | Lyon 9e
  • En partenariat avec la Compagnie théâtrale Le Fanal et le CinéDuchère

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