Le 13 avril dernier, le collectif Solidarité Palestine Vaulx-en-Velin organisait un hommage au poète Palestinien, disparu il y a bientôt 10 ans.  Les Cités d’Or étaient présentes pour animer cette soirée, placée sous le signe de la (re)découverte d’un des grands poètes de notre temps.  

 

Darwich a vécu en exil la plus grande grande partie de sa vie. Né en Galilée en 1941, Mahmoud n’a que 7 ans lors de la Nakba — ou « désastre », pour reprendre le nom donné par les Palestiniens à leur exode pendant la guerre israélo-arabe de 1948. Réfugié au Liban, à Moscou, en France ou aux Etats-Unis, ce citoyen du monde aura toute sa vie la nostalgie de la terre perdue et s’engagera au sein de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP).
Nous avons choisi nous aussi de lui rendre hommage en partageant avec vous l’un de ses poèmes, Et nous, nous aimons la vie. 
Margaux Boué

 

Et nous, nous aimons la vie

Et nous, nous aimons la vie autant que possible. Nous dansons entre deux martyrs. Entre eux nous érigeons pour les violettes un minaret ou des palmiers.

Nous aimons la vie autant que possible.

Nous volons un fil au ver à soie pour tisser notre ciel et clôturer cet exode.Nous ouvrons la porte du jardin pour que le jasmin inonde les routes comme une belle journée.

Nous aimons la vie autant que possible.

Là où nous résidons, nous semons des plantes luxuriantes et nous récoltons des tués. Nous soufflons dans la flûte la couleur du lointain, lointain et nous dessinons un hénissement sur la poussière du passage.

Nous écrivons nos noms pierre par pierre. O éclair, éclaire pour nous la nuit, éclaire un peu.

Nous aimons la vie autant que possible.

Mahmoud Darwich

 

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